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Ce soir, je passe la soirée avec ma mère, Andreas, Georg et mon cousin, Mäx, à l'occasion du réveillon de Noël. Cela faisait plus de deux mois que j'étais en tournée, en France. Les fans sont fous ! C'est totalement prouvé à présent ! Il faisait moins cinq dehors, et même par cette température plus que désagréable, ils attendaient toute la journée devant pour me voir rapper devant eux, pendant une heure et demie, le soir même. C'est vrai que je ne me sentais pas bien vis-à-vis d'eux, moi qui était au chaud, avec un café si je le désirais. Oui, donc, pendant deux longs mois de folie, je n'ai pas vu ma famille. Mais c'est vrai que je n'étais pas très sûr de pouvoir passé les fêtes de fin d'années avec eux, je suis vraiment content que cela ce soit produit.
Mme Kaulitz : Passez à table ! J'amène le champagne !
Tom : Non, Maman ! Fallait pas, enfin !
Mme Kaulitz : Si ! C'est Noël, eh puis pour une fois que je te vois !
Tom : Mais, j'en bois toute l'année du champagne, Maman. Utilise ton argent dans autre chose...
Mme Kaulitz : Je fais ce que je veux.
Tom : Rho.
Georg : Laisse tombé, quoi.
Tout le monde rit. Nous sommes tous dans le salon sauf ma mère qui fait je ne sais quoi dans la cuisine.
Mme Kaulitz : Assoyez-vous à table !
Mäx : Tu as besoin d'aide ?
Mon cousin a toujours été un fayot de première classe, depuis tout petit. A présent il a dix-sept ans mais rien n'a changé !
Mme Kaulitz : Non, non ! Vas t'assoir avec les autres, je vais me débrouiller !
Nous rejoignons tous la salle à manger ; Je suis entre mes deux meilleurs amis, quant à Mäx, il sera à côté de ma mère, en face de nous.
Mme Kaulitz : Voilà !
Elle entre, une bouteille de champagne à la main et la pose sur la table.
Georg : Je ne sais pas si j'ai trop le droit !
Mme Kaulitz : De ?
Georg : De boire de l'alcool, enfin !
Il met sa main devant la bouche comme une petite fille qui a dit une bêtise. Tout le monde s'esclaffe.
Mme Kaulitz : On ne le dira pas à ta maman.
Georg : Anh, bah c'est d'accord, alors !
Je retrouve tout ce qui m'a tant manqué.
Toute la soirée se passe à merveille quand la sonnette se fait entendre.
Tom : Tu veux que j'aille ouvrir, Maman ?
Mme Kaulitz : Non, je vais y aller, Chéri.
Tom : Mh, d'accord.
Ma mère part donc ouvrir.
Tom : On ne peut jamais être tranquilles, même le soir de Noël !
Georg : C'est surement important.
Andreas : Oui ! Je ne connais pas grand monde qui se bougerai le réveillon.
Mäx : C'est peut-être le Père Noël !! Il prend une tête de gamin et tout le monde rigole.
Mme Kaulitz : Tom !
Tom : Oui ?
Mme Kaulitz : C'est pour toi, Chéri.
Tom : Mais ce n'est pas vrai, punaise !
Je pose mon verre sur la table, énervé.
Tom : J'arrive !
Andreas : Calmes-toi !
Tom : Ouais.
Je rejoins ma mère devant la porte d'entrée. Euh...
Tom : Euh... Bonsoir...
Je ne savais pas que la Poste travaillait le soir de Noël.
Facteur : Bonsoir, je suis désolé de vous déranger ce soir mais, L'expéditeur a précisé que ce colis était urgent...
Il me tend un carton.
Tom : D'accord, merci beaucoup Monsieur.
Facteur : Je vous en pris. Hum signez ici s'il vous plait.
Tom : Oui. Je signe.
Comment avez-vous su que j'étais ici ?
Facteur : Eh bien, l'expéditeur nous a demandé de livrer à cette adresse et c'est votre nom sur le carton.
Tom : Oh. Eh bien, merci beaucoup.
Facteur : Encore désolé du dérangement. Passez de bonnes fêtes monsieur.
Tom : Ce n'est rien, merci de vous êtes déplacé. Eh puis passez aussi de bonnes fêtes.Je ferme la porte. Mais qu'est-ce qui peut bien être aussi urgent ?
Tom : Je vais poser ça dans ma chambre, je vous rejoins, Maman.
Mme Kaulitz : Oui, d'accord. De qui est-ce ?
Tom : Je ne sais pas, c'est anonyme, surement un fan.
Ma mère m'adresse un petit sourire et rejoins la grande pièce. Quant à moi, je monte dans ma chambre et attrape un cutter pour couper ce carton. C'est au moment de l'ouvrir que j'hésite. J'ai tellement vu de films comme ça, où le personnage recevait un colis anonyme avec des choses désagréables à l'intérieur... Là, c'est moi qui me fais des films mais ça m'a traversé l'esprit. Je souffle un bon coup et ouvre rapidement la boîte de carton... Un CD et un petit papier bien plié. J'arque un sourcil et déplie le mot doucement.
« Toi aussi tu as eu un début. Qui je suis ? Tu le trouveras bien vite. Anonymement fan. De toi. »
Euh... Ouais. Je redescends au près des autres, troublé.
Andreas : Alors ?
Tom : Le facteur.
Georg : Oh.
Tom : Bon, on mange ?Ellipse.__
En ce réveillon de la nouvelle année, je suis invité sur un énième plateau de télévision. Après un bain de foule presque habituel maintenant, toutes les maquilleuses m'ont sauté dessus pour que je paraisse mieux à l'écran. Je sais déjà quelles questions vont m'être posé, toutes ces émissions je les connais presque par c½ur à présent, tous les journalistes ont les même questions. Le seul truc qui change, quand ce sont des journalistes femmes, c'est surement leur tour de poitrine. Enfin passons. Normalement, tout devrait bien ce passé. Normalement. Je stresse, comme toujours, j'ai un peu peur malgré tout. C'est humain après tout, mettez vous à ma place aussi.
... : Antenne dans cinq minutes !
Et là, c'est le drame. Tout le monde se presse, encore plus que tout à l'heure si c'est possible. Tout s'active, ils sont comme des fourmis dans une fourmilière. On me fait entrer sur le plateau. Encore hors antenne, je me permets de saluer le public ainsi que la journaliste.
Journaliste : Bettina Klein, enchantée.
Tom : De même.
Journaliste : Nous avons prévu de vous poser quelques questions personnelles ce soir.
Tom : Sans problème. Je souris.
Je vois d'ici les questions : « Tom Kaulitz, est-ce un pseudonyme ? » J'ai une tête à m'appeler Jean-Marie ? ; « Êtes-vous célibataire ? » Pourquoi, tu as envie de moi ? ; « Où habitez-vous ? » Au fin fond de l'Antarctique, entre deux iglous, pourquoi ? ; Non mais vraiment... Parfois, je me demande à quoi sert tout cela, toutes ces questions inutiles.
Journaliste : Asseyez-vous, je vous en pris.
Tom : Merci. Je souris.
Le lancement de l'émission, aujourd'hui, elle est spécialement sur moi. La présentatrice explique le programme et se tourne vers moi.
Journaliste : Tom Kaulitz, bonsoir. Des filles se mettent à crier.
Je me tourne rapidement vers le fond de la salle avec des yeux étonnés. Je ris, un peu gêné pour elles quand même.
Tom : Euhm, oui, bonsoir.
Je tortille un peu mes doigts et jette un rapide coup d'½il vers les coulisses. Andy et Georg sont là... Ouf.
Journaliste : Donc... Commençons l'interview au plus grand bonheur de vos merveilleux fans.Faux-cul.
Tom : Oui, oui, je vous écoute. Elle sourit.
Journaliste : Votre troisième album vient de sortir, intitulé « Famous ». Mais, pourquoi ce nom ?
Tom : Car malgré tout, je m'intéresse à mon monde. Et c'est le mot que l'on voit sur tous les blogs, non ? Tout le monde se croit « FAMOUS » de nos jours. Enfin, la jeunesse, dirons-nous. Dans cet album je parle un peu de toutes ces modes là, je me fou un peu d'eux mais écoutez, chacun pense ce qu'il veut.
Journaliste : Croyez-vous que ça va plaire à vos fans ?
Tom : Cette ironie ?
Journaliste : Oui ! Après tout, peut-être que vos fans aussi emploie ce mot ou-
Tom : Dans ce cas elles se rendront compte que l'on ne peut pas partager des avis sur tout. Mais le rap c'est avant tout exprimer ce que l'on ressent. Bien sûr, je n'ai pas enregistré tout un album là-dessus mais cela peut dire plusieurs choses. Je resterai vague à ce sujet, écoutez les paroles et vous comprendrez.
Journaliste : Et avez-vous une tournée de prévue ?Je regarde mes fans dans le public et... Il est là, ce fan. Je le regarde de haut en bas, il a un de ces regards... Je reprends mes esprits, j'ai l'air con, non ?
Tom : Euh pardon ?
Journaliste : Une tournée est dans vos projets ?
Tom : Oui, bien sûr ! Pour très bientôt, je crois que les dates seront publiées dans la semaine.
Journaliste : Oh, tout pour satisfaire vos fans.
Tom : Oui ! Mais qui dit « nouvel album » dit « grande tournée ».
Journaliste : Dans quels pays irez-vous ?
Tom : Mh, dans toute l'Allemagne. Il y a aussi une dizaine de dates prévu en France. Et quelques dates au Portugal, en Belgique, en Suisse, en Espagne et en Italie aussi.
Journaliste : Ce la s'annonce chargé.
Tom : Très ! Nous essayons de voir pour une nouvelle tournée aux USA aussi.
Journaliste : Vous avez décidez de séduire le monde entier ?
Tom : OUI ! Je veux une grande carrière.
Journaliste : C'est bien partit.
Tom : J'avoue, j'en suis heureux !Je regarde dans le publique. Il est toujours aussi calme, un petit sourire au coin des lèvres. Il est vraiment intriguant.
Journaliste : Passons aux questions plutôt intéressantes pour vos fans. Ahah.
Tom : J'ai peur. Le public rigole.
Journaliste : Les enfants sont couchés, profitons-en.
Tom : C'est le début de mon rêve de hier soir, ça ! J'arque un sourcil et la présentatrice glousse après mon clin d'½il charmeur.
Journaliste : Euhm.. Êtes-vous célibataire ?
Tom : Je vole de fleurs en fleurs. Tout le monde rit. Et lui aussi.
Journaliste : Que devons-nous comprendre ?
Tom : Que je ne suis pas prêt pour une relation sérieuse.
Journaliste : Oh, vous n'avez jamais aimé ?
Je baisse les yeux, me racle la gorge.
Journaliste : Cette question vous dérange ?
Je ne réponds pas. Je me fiche de mal paraitre à la télévision.
Journaliste : Hum, et... Que préférez-vous dans...
Tom : Pardon ? Je la regarde les yeux écarquillés.
Journaliste : Vous m'avez comprise.
Tom : Euh... Tout.
Journaliste : Êtes vous... Bisexuel ?
Tom : Mais... Vous avez de ces questions !
Journaliste : C'est pour varier.
Tom : Je vois ça. Alors, je ne peux pas vous répondre, je n'ai couché qu'avec des filles jusqu'à présent.
Et ses questions s'enchainent, encore et encore, quand vient la fin de l'émission, je vais finir ma soirée avec une séance d'autographes et rentrerai chez moi. Enfin, à l'hôtel. Je quitte donc le plateau et me rends dans une grande salle avec une table, deux chaises et des barrières, comme pour dessiner une file d'attente. Je m'assoie, à côté de mon garde du corps, à cette table. Les fans commencent à rentrer dans la salle, certains se bousculent, d'autres râlent, d'autres sont hystériques,... J'enchaîne les signatures, sur tee-shirt, posters, plâtres, CDs ou bien encore sur la peau de certaines filles quand... Me regard se pose au fond de la salle, encore lui et son regard. Il a... Un carnet dans les mains. J'ai comme dans l'espoir qu'il s'approche, il est vraiment intriguant.
Ellipse.__
Je suis en train d'aider le personnel à ranger toutes les chaises, les barrières et les tables quand un bruit de porte se fait entendre.
...: Euhm, excusez moi, mais...
Garde du corps : La séance est terminée, il fallait venir avant jeune homme. Je me retourne.
...: S'il vous plait...
Garde du corps : L'heure c'est l'heure, là, c'est finit.
Tom : Une personne, ce n'est pas long.
Garde du corps : Comme vous voulez.
Je m'approche de lui, depuis le temps que j'attendais ce moment, je vais enfin pouvoir lui glisser une ou deux questions. Nous nous essayons sur deux chaises, l'un en face de l'autre, dans un coin de la salle.
Tom : Tu n'étais pas déjà là tout à l'heure ? Il me tend son carnet.
Lui : Si, mais j'ai peur du monde.
Tom : Ah oui ? Tu ne vas pas aux concerts ? Je signe.
Lui : Si, mais je ne me fais pas remarquer..
Tom : Et c'est pour ça que tu viens quand tout est finit ? Je lui rends son carnet fermé.
Lui : Oui, j'ai vraiment peur de la foule. Mais.. Merci de m'avoir accepté.
Tom : A vrai dire, je t'ai remarqué tout à l'heure.
Lui : Oh.. Il baisse les yeux. Nous nous relevons.
Tom : A bientôt j'espère.
Lui : Oui, peut-être.
Et le voilà sorti de là salle.
Stephen : Tom ! On y va ?
Tom : Oui, oui. J'arrive.
Je range les deux chaises, prend ma veste et sort en compagnie de Stephen, un des gardes du corps, et les autres. Direction l'hôtel.
J'ouvre la porte de ma chambre et dérape un peu. Machinalement, je regarde le sol. Un lettre à mon nom...